Contrat d’apprentissage dans le sanitaire et social : le guide complet

Combien allez-vous gagner ? Quel sera votre rythme entre le centre de formation et le terrain ? Et quels sont vos droits une fois le contrat signé, avant de se lancer dans un contrat d’apprentissage dans le sanitaire et social ? Ces trois questions reviennent presque toujours.

Voici un guide clair, chiffres officiels 2026, à l’appui pour y voir clair et démarrer votre parcours en toute confiance.

 

Qu’est-ce qu’un contrat d’apprentissage, concrètement ?

Le contrat d’apprentissage est avant tout un contrat de travail à durée déterminée (ou indéterminée) qui vous permet de vous former en alternance : une partie du temps en centre de formation, l’autre en entreprise. Il s’adresse aux personnes de 16 à 29 ans révolus, avec des dérogations possibles au-delà (travailleurs en situation de handicap, sportifs de haut niveau, projet de création d’entreprise).

Le moment est particulièrement favorable dans le sanitaire et social. Selon le rapport Les métiers en 2030 de la DARES et de France Stratégie, environ 410 000 professionnels supplémentaires seront à recruter d’ici 2030 dans la santé, le médico-social et l’action sociale, dont 220 000 infirmiers, aides-soignants et sages-femmes. Le vieillissement de la population accentue le besoin : la DREES estime qu’en 2030, la France comptera 20,6 millions de personnes de 60 ans ou plus. Autrement dit, un secteur qui recrute durablement, avec des métiers qui ont du sens : secrétaire assistant médico-administratif, assistant médical, agent des services médico-sociaux ou encore assistant de vie aux familles.

 

Qui peut signer un contrat d’apprentissage ?

Profil / Situation

Condition d’âge

Cas général

De 16 à 29 ans révolus à la date de signature

Élèves ayant terminé leur classe de 3ᵉ

Dès 15 ans

Travailleurs en situation de handicap

Sans limite d’âge

Projet de création ou reprise d’entreprise
nécessitant le diplôme préparé

Sans limite d’âge

 

À noter : dans le sanitaire et social, aucun diplôme préalable n’est exigé pour accéder à la plupart des formations de niveau CAP à Bac. Ce qui compte : votre motivation, votre aisance relationnelle et, pour les postes administratifs, une bonne maîtrise du français écrit et des bases en bureautique.

 

Combien gagne un apprenti en 2026 ?

Votre rémunération correspond à un pourcentage du SMIC (ou du salaire minimum conventionnel de votre branche s’il est plus avantageux). Deux critères entrent en jeu : votre âge et votre année d’exécution du contrat. Le diplôme préparé, lui, n’a aucun effet sur ce minimum. Depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel brut s’élève à 1 867,02 €. Voici les montants planchers correspondants :

Âge

1re année

2e année

3e année

16-17 ans

27 % (504 €)

39 % (728 €)

55 % (1 027 €)

18-20 ans

43 % (803 €)

51 % (952 %)

67 % (1 251 €)

21-25 ans

53 % (990 €)

61 % (1 139 €)

78 % (1 456 €

26 ans et +

100 % (1 867 €)

100 % (1 867 €)

100 % (1 867 €)

 

Bonne nouvelle sur le net : pour les contrats signés depuis le 1er mars 2025, la part de salaire inférieure ou égale à 50 % du SMIC (soit 933,51 €) est exonérée de cotisations salariales, de CSG et de CRDS : en dessous de ce seuil, votre brut est quasiment égal à votre net. Votre salaire est par ailleurs exonéré d’impôt sur le revenu dans la limite du SMIC annuel (environ 22 400 €), ce qui concerne la très grande majorité des apprentis. Se former à un métier tout en percevant une rémunération chaque mois, c’est l’un des grands atouts de cette voie.

 

Vos droits pendant le contrat d’apprentissage

En tant qu’apprenti, vous êtes un salarié à part entière et bénéficiez des mêmes droits que vos collègues. Concrètement :

  • Un bulletin de paie chaque mois et 5 semaines de congés payés par an, comme tout salarié.
  • Une formation entièrement financée par l’OPCO : 0 € de reste à charge pour vous.
  • La prise en charge de vos frais de transport pour vos trajets domicile-travail.
  • Une visite d’information et de prévention (santé au travail) dans les deux mois suivant l’embauche.
  • Un maître d’apprentissage dédié en entreprise, chargé de vous accompagner et de transmettre le métier.
  • La validation de trimestres de retraite, calculée sur votre rémunération réelle.

La rupture du contrat est elle aussi encadrée par la loi, ce qui sécurise votre parcours du début à la fin. Vous n’êtes jamais seul : un suivi personnalisé vous accompagne pour lever les difficultés, en formation comme en entreprise.

Le rythme de l’alternance : comment ça s’organise ?

Le rythme d’alternance varie selon la formation et l’organisme. Dans le secteur sanitaire et social, les configurations les plus courantes sont l’alternance par semaine (par exemple, une semaine en centre de formation pour deux ou trois semaines en entreprise) ou par jour (par exemple, deux jours en cours et trois jours en structure chaque semaine).

Pour une formation comme le TP SAMA à l’INFREP, le parcours combine des heures en présentiel et des heures en distanciel, ce qui permet un rythme plus souple et mieux adapté aux contraintes de l’alternance. Cette flexibilité est un vrai atout, en particulier dans le secteur de l’aide à domicile ou du médico-social, où les plannings des structures sont souvent organisés sur 7 jours.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le temps passé en formation est du temps de travail. Votre employeur ne peut pas vous demander de rattraper les heures de cours, et votre salaire n’est pas réduit pendant les périodes en centre.

 

Vos droits en tant qu’apprenti(e)

En signant un contrat d’apprentissage, vous devenez salarié(e) à part entière. Vous bénéficiez donc de l’essentiel des droits prévus par le Code du travail.

Congés payés. Vous disposez de 2,5 jours ouvrables de congés par mois travaillé, soit 5 semaines par an, comme tout salarié. C’est votre employeur qui fixe les périodes de prise de congés, conformément aux règles applicables dans l’entreprise.

Congé pour examen. En plus de vos congés payés, vous bénéficiez d’un congé spécifique de 5 jours ouvrables pour préparer vos épreuves. Ce congé est prévu par l’article L6222-35 du Code du travail et ne peut pas vous être refusé.

Durée du travail. Le temps de travail de l’apprenti(e) est le même que celui des autres salariés de l’entreprise, généralement 35 heures par semaine. Si vous avez moins de 18 ans, des protections supplémentaires s’appliquent : interdiction de travailler plus de 8 heures par jour, interdiction du travail de nuit (entre 22 h et 6 h), et repos obligatoire de 2 jours consécutifs par semaine.

Protection sociale. Vous êtes affilié(e) à la Sécurité sociale dès le premier jour de votre contrat. Vous bénéficiez de la couverture maladie, de l’assurance accidents du travail, et vos périodes d’apprentissage valident des trimestres de retraite (4 trimestres par an, comme tout salarié).

Encadrement. Votre employeur est tenu de désigner un maître d’apprentissage qui vous accompagne tout au long du contrat. Ce tuteur doit être un professionnel qualifié du métier visé.

 

Contrat d’apprentissage dans le sanitaire et social : quelles formations ?

Le secteur sanitaire et social offre un large éventail de formations accessibles en apprentissage, du niveau CAP au niveau Bac et au-delà. Parmi les titres professionnels les plus demandés, on retrouve le TP Assistant(e) de Vie aux Familles (ADVF), le TP Secrétaire Assistant Médico-Administratif (SAMA), ou encore le TP Agent de Service Médico-Social (ASMS).

Ces formations mènent à des métiers concrets et porteurs. Le secteur fait face à une pénurie massive de professionnels qualifiés ; on parle de plus de 100 000 postes non pourvus ; et le nombre d’apprentis dans le médico-social a augmenté de 27 % entre 2023 et 2024. C’est dire si la demande est forte et les perspectives d’emploi réelles.

À l’INFREP, organisme de formation présent dans 19 agences partout en France, les formations du sanitaire et social sont conçues pour allier apprentissage théorique et immersion terrain. L’accompagnement va de la préparation des examens à l’aide à la recherche d’emploi, en passant par le soutien dans la recherche d’un employeur pour votre alternance.

 

Combien coûte la formation en apprentissage ?

La formation en apprentissage est intégralement prise en charge par l’OPCO (Opérateur de Compétences) dont dépend votre employeur. Vous n’avez aucun frais de scolarité à payer. C’est l’un des avantages majeurs du contrat d’apprentissage dans le sanitaire et social : vous vous formez gratuitement, tout en étant rémunéré(e).

Côté employeur, le contrat est également incitatif puisque des aides à l’embauche d’apprentis existent. Le contrat doit être transmis à l’OPCO dans un délai de 5 jours après le début d’exécution, et c’est cet organisme qui valide la prise en charge financière.

 

Les aides dont vous pouvez bénéficier

Au-delà de votre salaire, plusieurs aides sont mobilisables pour faciliter votre quotidien pendant l’apprentissage.

L’aide Mobili-Jeune. Si vous avez moins de 30 ans et travaillez dans une entreprise du secteur privé non agricole, Action Logement peut prendre en charge une partie de votre loyer, de 10 à 100 € par mois, en complément de l’APL. La demande se fait en ligne sur le site d’Action Logement.

L’APL (Aide Personnalisée au Logement). Comme tout salarié locataire, vous pouvez en faire la demande auprès de la CAF. Le montant dépend de vos revenus, du loyer et de la zone géographique.

La prime d’activité. Versée par la CAF, elle complète vos revenus si ceux-ci dépassent environ 1 141 € nets par mois. En pratique, elle concerne surtout les apprentis de 26 ans et plus ou les apprentis en fin de contrat percevant un salaire élevé.

Transports. Votre employeur prend en charge 50 % de vos frais de transport en commun domicile-travail, comme pour tout salarié. Certaines régions proposent également des tarifs réduits ou des aides spécifiques pour les apprentis.

Attention, changement en 2026. L’aide de 500 € pour le permis de conduire, dont bénéficiaient les apprentis majeurs depuis 2019, a été supprimée par la loi de finances 2026. Cette mesure est entrée en vigueur le 21 février 2026. Il reste toutefois possible de financer le permis via le CPF (moyennant un reste à charge de 100 €) ou de se renseigner sur les aides locales proposées par certaines collectivités.

 

Les étapes pour décrocher votre contrat

Si vous êtes convaincu(e) que l’apprentissage est la bonne voie pour vous, voici les étapes concrètes à suivre.

Commencez par choisir votre formation et votre CFA. Renseignez-vous sur les titres professionnels accessibles en apprentissage dans le sanitaire et social, et identifiez un organisme qui propose un accompagnement complet, y compris dans la recherche d’employeur. L’INFREP, par exemple, accompagne ses apprentis dès la phase de recherche et propose un suivi personnalisé tout au long du parcours.

Cherchez ensuite un employeur prêt à vous accueillir en alternance. Ciblez les structures du secteur : EHPAD, services d’aide à domicile, cabinets médicaux, centres hospitaliers, crèches, associations médico-sociales. Préparez un CV mettant en valeur vos qualités relationnelles et votre motivation, même si vous n’avez pas d’expérience dans le domaine.

Une fois l’employeur trouvé, le contrat est formalisé via le formulaire Cerfa n° 10103, signé par les deux parties et transmis à l’OPCO. La formation peut alors commencer.

 

 

Le contrat d’apprentissage dans le sanitaire et social est un dispositif complet qui vous permet de vous former à un métier porteur de sens, de toucher un salaire dès le premier mois, et d’acquérir une expérience professionnelle solide, le tout sans débourser un centime pour votre formation. C’est un parcours exigeant, qui demande de l’organisation et de l’engagement, mais les perspectives sont réelles : le secteur recrute massivement, et les diplômés trouvent rapidement un emploi.

Si vous hésitez encore, contactez l’INFREP pour échanger sur votre projet. Un conseiller pourra vous aider à clarifier vos objectifs et à identifier la formation qui correspond le mieux à votre situation.

 

Trouvez votre agence INFREP la plus proche

 

Sources :


Publié le 01 août 2026

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